«
Poverty Jetset»
de Damian Dillon et Locust Jones
Dans
son travail photographique intitulé "Keyville Constructs",
Damian Dillon nous montre sa fascination pour le concept de
"constructivisme-deconstructivisme", qui est symbolisé
ici par le développement urbain des banlieues autour
de Sydney.
Les nouvelles uvres de Dillon sont une série de
photo-collages en noir et blanc et une autre série en
couleurs, qui dépeignent le processus de construction
des habitations dans ces banlieues, à partir de photos
prises à des intervalles hebdomadaires. Le travail qui
suit la prise de vue reflète également ce processus
de construction. Les images, découpées, collées
et rephotographiées, suggèrent une structure nouvelle
qui pourrait être comparée à la construction
de ces habitations. Damian Dillon se concentre dans son travail
sur des thèmes toujours présents dans la reconstruction
de villes comme Beyrouth, où l'architecture est devenue
le symbole de l'utopie, de l'harmonie et de la stabilité.
Le travail de Locust Jones exposé dans "Poverty
Jetset" comprend des gravures sur bois, des peintures à
l'huile et des dessins. Ses uvres sont le fruit de son
séjour à New York en 2003, ainsi qu'à la
station Mt Gerald à l'île sud de la Nouvelle-Zélande
où il s'était isolé. La création
artistique de Jones est imprégnée du contexte
dans lequel il se trouve. Il est fréquent qu'il s'isole
dans des endroits insolites et peut s'enfermer des mois comme
pour son exposition "Ghost Train", dans laquelle il
a présenté 700 dessins produits pendant les sept
jours passés en train lors de son retour en Australie.
Cet isolement lui permet de créer une uvre qui
reflète son aliénation et reste très spontanée,
sans sujet prédéterminé. Locust Jones est
aussi un conteur, et nous pouvons souvent retrouver dans ses
croquis des mots et des histoires qui accentuent l'aspect autobiographique
de son travail.
Dillons photo media Kellyville Constructs
shows his fascination with the idea of constructivism /deconstructivism
symbolised through the surge of housing developments in the
new satellite cities of Sydneys outer suburbia. Dillons
new works are a series of black and white, and colour photographic
collages, which show the construction process of suburban houses
from photographs taken at weekly intervals. The artworks are
reflective of the construction process itself, developed from
overlapping photographic collages, sometimes crudely, which
are then re-photographed and collaged onto the original photograph
to represent a renewed structure. Dillons work examines
themes that are ever present in the reconstruction of cities
like Beirut, where architecture has become the symbol of utopia,
harmony and stability.
Jones woodcut prints, oil paintings and drawings in "Poverty
Jetset" are the product of his New York residency in 2003
and his self-imposed isolation on Mt Gerald Station on the south
island of New Zealand. It is characteristic of Jones to displace
himself for months into unusual environments or confined spaces
(such as his seven day return train trip across Australia which
culminated in the show "Ghost Train" comprising of
700 drawings) to create work, which is a reflection on his alienation.
His work is spontaneous, determined by that particular time
and space without any preconceived plan of the subject matter.
Jones is also a storyteller and within his primitive sketches
and accidental markings are inscribed words and stories, to
enhance his autobiographical and travelogue subject matter.